• L'été

    L'été

    L'été

    Je ne suis qu'un poète au fond de son jardin
    En cette fin de jour, le ciel se paradise
    De sillages légers brodés de mignardises
    En papillons volés au soir incarnadin
    Le crépuscule exulte et d'un geste soudain
    Je m'offre un grand pastel sous le ciel qui s'irise
    En croquant ce bonheur comme une gourmandise
    Dans le rêve fervent d'un plaisir anodin
    En robe de damas, l'heure de plénitude
    Etend sa traine d'or en toute quiétude
    Et moire l'horizon de tons à l'infini
    Je reprends mon parcours comme un chemin de ronde
    Je hume la langueur de ce monde béni
    Et dans ce paradis mon âme vagabonde

    L'été

    L'été

    L'été

    Été, violon rouge, nuage clair, un vrombissement de scie ou de cigale te précède, et sous son regard du ciel infini, marchant sur le sable, rayon par rayon, le soleil céleste, brûlent les semailles, crisse le blé, insectes bleus cherchent ombre, touchent la fraîcheur. Oh été abondant, charrette de pommes mûres, bouche de fraise dans la verdure, lèvres de prune sauvage, chemins de légère poussière, midi, tambour de cuivre rouge, et le soir repose le feu, l'air fait danser le trèfle, une étoile fraîche dans le ciel sombre, crépite sans brûler la nuit d'été.

    L'été

    L'été

    L'été

    L'été

    L'été

    L'été

    L'été

    L'été

    Avec toute mon amitié...

    « Petit-déjeuner Non à l'abandon »

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