Par Chez Bianca

Petite fleur des champs
Jaune, rose et blanche
Admirable et jolie
Qu'on chouchoute au printemps
Le ciel te contemple
Le soleil t'éblouit
La rosée te vivifie
Le vent te cajole
Les papillons t'embrassent
Tu domines ta métropole
Dans les prés bien fleuris
Très belle marguerite
Toujours très adorable
Malgré quand tu périclites

Marguerite
Les "je t’aime un peu beaucoup",
Ne sont guère de mon gout,
Les serments d’amour m’irritent,
Se plaignait la marguerite.
Car c’est là mon infortune,
Aussitôt que débute une
Affaire sentimentale,
J’y laisse tous mes pétales.
«Par-dessus l’horizon aux collines brunies,
Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,
Se penchait sur la terre à l’heure du couchant;
Une humble marguerite, éclose au bord d’un champ,
Sur un mur gris, croulant parmi l’avoine folle,
Blanche épanouissait sa candide auréole;
Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,
Regardait fixement, dans l’éternel azur,
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.
«Et, moi, j’ai des rayons aussi!» lui disait-elle.»



Avec toute mon amitié...
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